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Reanne et Ben découvrent Shipai Village, quartier urbain de Guangzhou souvent qualifié de bidonville. Avec Coco, leur guide local, ils découvrent une communauté active de propriétaires, des repas bon marché et des immeubles si proches que les voisins pourraient se toucher. Dans ce labyrinthe de ruelles, certains propriétaires fortunés portent des vêtements modestes et des trousseaux de clés imposants. Une coupe de cheveux coûte 9,9 yuans. Leur visite remet en cause les idées reçues, ruelle après ruelle.
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Reanne et Ben visitent Shipai Village, un village urbain au cœur de Guangzhou que de nombreuses personnes en ligne qualifient de bidonville. Avec Coco, leur guide local, ils découvrent une réalité plus complexe. Des ruelles étroites sont bordées d'immeubles dits « poignées de main », si rapprochés que les voisins peuvent littéralement se toucher. Malgré les couloirs exigus et sombres, les rues sont impeccables et équipées de caméras de sécurité, ce qui remet en cause l'idée que pauvreté rime avec saleté.
Le village urbain de Shipai à Guangzhou
Les résidents sont principalement des travailleurs migrants qui viennent chercher un emploi dans le quartier central des affaires voisin. La vraie richesse appartient aux propriétaires, qui possèdent des immeubles entiers et vivent de leurs loyers. Ils portent souvent des vêtements modestes, mais leurs énormes trousseaux de clés les trahissent. Une coupe de cheveux coûte 9,9 yuans et un repas copieux composé de pied de porc et de riz revient à 49 yuans. Le village forme un écosystème autonome avec des cliniques, des écoles maternelles, des bureaux de poste et même un café caché tenu par un propriétaire qui s'ennuie.
Logement et vie quotidienne dans les ruelles
Reanne et Ben essaient de visiter un appartement, mais on leur interdit de filmer ; ils tournent alors des images en secret. Ils découvrent au quatrième étage une minuscule chambre avec des toilettes à la turque, partagée par deux jeunes femmes pour 1 500 yuans par mois. Malgré le manque d'espace, Coco explique que le village permet de vivre à moindre coût et de façon pratique quand on travaille en ville. La visite s'achève sur une réflexion : les villages urbains chinois offrent des possibilités et des choix, contrairement à la vie de banlieue coûteuse au Royaume-Uni. Reanne et Ben remercient Coco et promettent d'explorer d'autres quartiers méconnus de Guangzhou.
Questions fréquentes (selon l'expérience du voyageur)
- Q : Est-ce un village pauvre ou riche ?
- R : C'est en réalité un village riche, car les propriétaires possèdent plusieurs immeubles et perçoivent les loyers. Les bâtiments sont simplement anciens et très rapprochés.
- Q : Que sont les immeubles dits « poignées de main » ?
- R : On les appelle ainsi parce que les bâtiments sont si proches que les habitants peuvent littéralement tendre le bras et serrer la main de leurs voisins.
- Q : Pourquoi les habitants choisissent-ils des logements aussi exigus ?
- R : La plupart des migrants travaillent dans le quartier central des affaires et ne reviennent que pour dormir. Le logement est bon marché, pratique et situé au centre de la ville.
- Q : Peut-on vivre en sécurité dans ce village ?
- R : Oui, il y a des caméras partout et les rues sont propres. Les habitants se sentent en sécurité dans les ruelles sombres, même la nuit.


